Les 10 commandements du parrain et de la marraine

Les 10 commandements du parrain et de la marraine tiennent en une idée simple : accompagner un enfant dans sa vie, sa foi et ses choix, avec fidélité et bienveillance. Le parrain ou la marraine n’a pas vocation à remplacer les parents, mais à devenir un repère complémentaire, disponible au fil des années.
Cette mission est souvent confiée lors d’un baptême chrétien, parfois aussi à l’occasion de la confirmation. Elle ne se limite pourtant ni à une signature dans un registre ni à un cadeau offert le jour de la cérémonie. Elle prend tout son sens dans une relation régulière, sincère et adaptée à l’âge de l’enfant.
À retenir : un bon parrain ou une bonne marraine ne promet pas d’être parfait. Il ou elle s’engage surtout à être présent, fiable, respectueux des parents et capable de parler de la foi avec simplicité.
1. Accueillir la mission avec sérieux et liberté
Accepter d’être parrain ou marraine mérite un temps de réflexion. Les parents vous proposent cette place parce qu’ils vous font confiance, mais cette confiance ne doit pas vous conduire à répondre trop vite. Vous devez pouvoir mesurer la responsabilité affective et spirituelle qui vous est confiée.
Dans la tradition chrétienne, le parrain et la marraine sont appelés à soutenir l’enfant dans son chemin de foi. Cela suppose de comprendre ce que la famille et la communauté chrétienne attendent de vous. Selon les paroisses, une préparation au baptême ou une rencontre avec le célébrant peut être proposée.
Vous pouvez poser plusieurs questions avant de vous engager :
- Quelle place les parents souhaitent-ils vous donner auprès de l’enfant ?
- Attendent-ils un accompagnement religieux régulier ou surtout une présence familiale ?
- Pourrez-vous rester disponible dans la durée, malgré la distance ou les changements de vie ?
- Êtes-vous à l’aise avec le fait de transmettre des repères chrétiens sans imposer vos opinions ?
Dire honnêtement que vous avez besoin d’y réfléchir vaut mieux que promettre une présence que vous ne pourrez pas assurer. La liberté de l’engagement protège la relation avec l’enfant et évite les malentendus avec ses parents.
2. Respecter la place première des parents
Le parrain et la marraine ne deviennent pas les éducateurs principaux de l’enfant. Cette responsabilité appartient aux parents, qui prennent les décisions concernant son quotidien, sa santé, sa scolarité et son éducation. Votre rôle consiste à apporter un soutien complémentaire, sans rivalité.
Cette règle paraît évidente, mais les tensions familiales peuvent la rendre difficile. Une divergence sur les écrans, les sorties, la religion ou les cadeaux ne justifie pas que vous contredisiez les parents devant l’enfant. Même si vous auriez choisi autrement, vous devez respecter les décisions qui relèvent de leur autorité.
Respecter les parents ne signifie pas approuver absolument tout ce qu’ils font. Si vous êtes inquiet pour l’enfant, échangez avec eux en privé, avec des faits précis et un ton calme. Évitez de transformer votre lien privilégié avec votre filleul ou votre filleule en alliance contre les parents.
Le dialogue est particulièrement important lorsque les parents ne pratiquent pas régulièrement. Vous pouvez garder une dimension chrétienne dans votre relation sans faire de reproches ni donner l’impression de surveiller la famille. La cohérence relationnelle compte souvent davantage que les grands discours.
3. Faire grandir l’enfant dans la confiance
Un enfant a besoin d’adultes auprès desquels il peut parler sans craindre une réaction immédiate. Le parrain ou la marraine peut devenir cette personne ressource, à condition de créer progressivement un climat de confiance durable. Cette confiance ne se décrète pas le jour du baptême : elle se construit dans les rencontres ordinaires.
Écoutez l’enfant avec attention, même lorsque son sujet vous semble secondaire. Une dispute à l’école, une peur, une question sur la mort ou un sentiment d’injustice peuvent être très importants pour lui. Ne cherchez pas toujours à donner une solution ; reformuler ce qu’il ressent lui montre déjà que sa parole compte.
La confiance implique aussi la discrétion. Vous ne devez pas raconter à toute la famille les confidences reçues. Il existe toutefois une limite claire : si l’enfant évoque une violence, une menace ou une situation qui met sa sécurité en danger, vous devez chercher l’aide d’un adulte responsable et compétent, en prévenant ses parents lorsque cela est possible et approprié.
Votre rôle n’est pas de devenir un thérapeute ou un enquêteur. Vous pouvez simplement être un adulte fiable, capable d’écouter, de reconnaître ses limites et d’orienter la famille vers les bonnes personnes quand la situation l’exige.
4. Être présent au-delà de la cérémonie
Le baptême marque le début de la mission, pas son accomplissement. Une présence uniquement visible lors des anniversaires et des fêtes religieuses risque de laisser à l’enfant le sentiment que son parrain ou sa marraine appartient à une journée particulière plutôt qu’à sa vie réelle.
La régularité compte davantage que la fréquence idéale. Un appel mensuel, une carte à une date importante ou une sortie de temps en temps peuvent suffire à entretenir le lien si ces attentions sont sincères. L’enfant retiendra surtout votre capacité à tenir parole et à vous intéresser à ce qu’il devient.
Adaptez vos gestes à son âge. Avec un tout-petit, votre présence passe par des visites et des échanges avec les parents. Plus tard, vous pouvez proposer une activité partagée, répondre à ses messages ou l’accompagner dans un projet. À l’adolescence, respecter son besoin d’autonomie devient une forme essentielle de disponibilité.
La distance géographique ne rend pas la mission impossible. Elle demande davantage d’organisation : prévoir une date d’appel, envoyer une lettre manuscrite, partager une photo d’un lieu visité ou prendre des nouvelles avant une étape importante. La présence affective ne dépend pas uniquement du nombre de kilomètres.
5. Transmettre la foi sans forcer les consciences
Le parrain et la marraine sont invités à témoigner de la foi chrétienne, mais témoigner ne signifie pas contraindre. Un enfant peut poser des questions, douter, se montrer indifférent ou s’intéresser à d’autres traditions. Votre mission consiste à lui ouvrir un espace de découverte, non à lui faire réciter des réponses qu’il ne comprend pas.
Parlez de la foi à partir de ce que vous vivez réellement. Vous pouvez expliquer pourquoi une prière vous aide, ce que représente pour vous une célébration ou comment une valeur évangélique vous guide dans une décision. Un témoignage personnel est souvent plus accessible qu’un enseignement abstrait sur les principes chrétiens.
Les récits bibliques peuvent aussi nourrir la discussion. Vous pouvez raconter avec vos propres mots ce que vous comprenez d’un passage, par exemple l’appel à aimer son prochain dans Matthieu 22,37-39, la confiance évoquée dans Psaume 23 ou l’accueil des enfants présenté en Marc 10,13-16. Laissez à l’enfant le temps d’exprimer ce qu’il en pense.
Ne vous présentez pas comme quelqu’un qui possède toutes les réponses. Dire « je ne sais pas, cherchons ensemble » est parfaitement compatible avec une démarche de foi. Cette attitude montre que la question spirituelle peut être un chemin de recherche, et non un contrôle permanent.
6. Donner l’exemple dans les actes quotidiens
Les enfants observent davantage les comportements qu’ils n’écoutent les déclarations. Votre manière de parler aux autres, de reconnaître une erreur, de tenir un engagement ou de réagir face à une injustice transmet déjà une certaine vision de la vie. La cohérence entre vos paroles et vos actes donne du poids à votre rôle.
Vous n’avez pas besoin d’afficher une existence sans difficulté. Au contraire, expliquer que vous avez parfois peur, que vous devez demander pardon ou que vous cherchez à progresser rend votre témoignage crédible. La foi chrétienne ne demande pas de jouer le personnage d’un adulte irréprochable.
Vous pouvez incarner concrètement des valeurs comme le respect, la solidarité, la patience et l’attention aux plus fragiles. Une visite à une personne isolée, un service rendu sans attendre de récompense ou une discussion sur le partage peuvent devenir des expériences éducatives, à condition de ne pas les transformer en leçon moralisatrice.
Le filleul ou la filleule n’a pas à vous copier en tout. Votre objectif est de lui montrer qu’un adulte peut vivre selon des convictions assumées tout en restant capable de dialogue, de remise en question et de respect des autres.
7. Marquer les étapes importantes avec justesse
Le rôle du parrain et de la marraine se révèle particulièrement précieux lors des étapes de croissance. Entrée à l’école, changement d’établissement, première communion, confirmation, examen, déménagement ou période de doute : ces moments peuvent être l’occasion d’un échange significatif.
Un cadeau peut accompagner une étape, mais il ne doit pas devenir le centre de la relation. Un livre choisi avec soin, un carnet pour écrire, une médaille, une icône ou un objet lié à une activité aimée auront davantage de sens si vous expliquez pourquoi vous les offrez. La valeur symbolique compte plus que le prix.
Demandez d’abord ce qui ferait plaisir à l’enfant et tenez compte des souhaits des parents. Certains enfants aiment parler de la cérémonie ; d’autres préfèrent une sortie ou un moment calme. Le bon geste est celui qui correspond à son âge, à sa personnalité et à la place que la famille donne à la célébration.
Vous pouvez aussi créer des traditions simples : écrire une lettre chaque année, visiter ensemble une église ouverte au public, préparer une prière pour une occasion particulière ou choisir une action de solidarité. Ces rendez-vous donnent une forme concrète à l’accompagnement spirituel.

8. Protéger la relation par la discrétion
Le parrain ou la marraine occupe parfois une place sensible entre l’enfant, les parents et la communauté religieuse. Cette position demande de ne pas exposer les sujets personnels de la famille. Les photos, les messages et les confidences ne doivent pas être diffusés sans accord, notamment sur les réseaux sociaux.
La discrétion concerne aussi les désaccords religieux. Si vous trouvez que la famille ne pratique pas assez, adressez-vous aux parents et non à l’enfant. Si les parents ont une autre sensibilité chrétienne ou une relation différente à la paroisse, ne transformez pas cette différence en conflit identitaire.
Vous pouvez être un repère chrétien sans vous rendre indispensable. Une relation saine laisse de la place à d’autres adultes : parents, grands-parents, enseignants, responsables de groupe ou membres de la communauté. La fidélité ne signifie pas l’exclusivité.
Lorsque la situation familiale change, gardez une parole mesurée. Séparation, recomposition, déménagement ou conflit entre adultes peuvent déstabiliser l’enfant. Ne prenez pas parti devant lui et ne lui demandez pas de transmettre des messages. Votre responsabilité est de préserver autant que possible sa sécurité émotionnelle.
9. S’adapter à l’âge et à la personnalité de l’enfant
Un enfant de quatre ans ne reçoit pas la même forme d’accompagnement qu’un adolescent. Les mots, les activités et les attentes doivent évoluer. Parler de Dieu à un jeune enfant passe souvent par des histoires, des gestes et des questions simples ; avec un adolescent, la discussion peut porter sur la liberté, la justice, la souffrance ou le sens des choix.
Respectez également la personnalité du filleul. Certains aiment les longues conversations, d’autres communiquent plus facilement en marchant, en bricolant ou en pratiquant un sport. Une relation authentique ne cherche pas à imposer un modèle unique de proximité.
Lorsque l’enfant grandit, il peut contester ce que vous lui avez transmis. Ne prenez pas chaque désaccord comme un rejet personnel. Votre rôle est de rester disponible pour dialoguer, y compris lorsqu’il n’est pas d’accord avec vos convictions. Cette capacité à accueillir la liberté est au cœur d’un accompagnement chrétien respectueux.
Vous pouvez lui demander directement ce qu’il attend de vous. La réponse changera avec les années : une histoire avant de dormir, un conseil pour une orientation, une oreille attentive ou simplement la certitude de pouvoir vous appeler. Écouter cette évolution évite de rester enfermé dans l’image du petit enfant baptisé.
10. Rester fidèle dans les périodes difficiles
La promesse la plus exigeante est souvent celle qui concerne les moments où la relation devient moins simple. L’enfant peut s’éloigner, oublier votre anniversaire, refuser de parler ou traverser une adolescence agitée. Les parents peuvent déménager, les rencontres devenir rares ou votre propre vie connaître des bouleversements.
La fidélité ne consiste pas à exiger de l’affection en retour. Elle consiste à maintenir une porte ouverte, sans pression et sans reproche. Un message bref, une carte ou une invitation formulée simplement peut rappeler votre présence. Évitez les phrases qui culpabilisent, comme « tu ne penses jamais à moi » ou « après tout ce que j’ai fait pour toi ».
Si vous avez commis une erreur, reconnaissez-la. Une excuse claire peut réparer davantage qu’une longue justification. Vous pouvez dire que vous regrettez votre absence, que vous n’avez pas su écouter ou que vous avez parlé trop vite. La fidélité dans la durée inclut la capacité à demander pardon.
Dans les situations graves, notamment en cas de danger pour l’enfant, ne restez pas seul. Appuyez-vous sur les parents lorsque cela est possible et sollicitez les professionnels ou services compétents. Le parrain ou la marraine n’est pas juridiquement, par sa seule qualité, le représentant automatique de l’enfant ; cette question relève de dispositions particulières et de décisions formelles.
Un engagement réaliste : mieux vaut promettre un rendez-vous régulier que de grands engagements impossibles à tenir. L’enfant a besoin d’une présence prévisible, pas d’une relation spectaculaire.
Conseils pratiques pour tenir ces dix engagements
Les bonnes intentions deviennent plus solides lorsqu’elles prennent une forme concrète. Vous pouvez convenir avec les parents d’un fonctionnement simple, compatible avec les habitudes de la famille et votre propre disponibilité.
- Notez les dates importantes de l’enfant et prévoyez un contact avant chaque étape.
- Demandez aux parents quels sujets religieux ils souhaitent aborder et lesquels nécessitent leur accord.
- Choisissez un rendez-vous régulier : appel, visite, activité ou courrier.
- Conservez quelques souvenirs de vos échanges, comme des lettres ou des dessins, avec l’accord de la famille.
- Proposez des activités liées à la solidarité, à la nature, à la culture ou à la découverte d’un lieu chrétien.
- Réévaluez votre manière d’être présent lorsque l’enfant grandit.
Il peut être utile de distinguer la présence affective, la transmission de la foi et le soutien pratique. Vous n’aurez pas toujours la possibilité d’être disponible sur les trois plans en même temps. Une période professionnelle chargée peut réduire les visites, sans empêcher un message attentif ou une conversation de qualité.
Les erreurs fréquentes à éviter comme parrain ou marraine
Certaines attitudes partent d’une bonne intention, mais fragilisent la relation. Les repérer permet de corriger rapidement le tir et de rester à une place juste.
- Réduire le rôle aux cadeaux : un présent ne compense pas une absence répétée ni un manque d’écoute.
- Promettre de remplacer les parents : cette formule peut créer de la confusion et nourrir des rivalités.
- Forcer la pratique religieuse : la foi se propose par le dialogue, la prière et l’exemple, pas par la menace.
- Critiquer les parents devant l’enfant : cela le place dans un conflit de loyauté dont il ne peut pas porter la charge.
- Attendre une relation immédiate : certains enfants ont besoin de temps avant de se sentir proches d’un adulte.
- Exposer la vie de l’enfant en ligne : demandez l’autorisation avant de publier des photos ou des informations personnelles.
- Disparaître après la cérémonie : une absence prolongée peut être vécue comme un désintérêt, même si elle n’était pas volontaire.
- Parler comme si vous saviez tout : reconnaître vos limites rend les échanges plus honnêtes et plus féconds.
Une erreur ponctuelle ne condamne pas la relation. Le plus utile est de la reconnaître, de présenter des excuses adaptées et de proposer un changement précis. Par exemple, au lieu de promettre d’être « toujours là », fixez une date pour reprendre contact et tenez-la.
Comment parler de la mission avec les parents avant le baptême
Une conversation avant la cérémonie évite de nombreuses incompréhensions. Elle peut avoir lieu autour de questions simples : que signifie le baptême pour vous, quelle place souhaitez-vous donner au parrain et à la marraine, comment imaginez-vous la transmission de la foi et quelles limites faut-il respecter ?
Demandez aussi comment la famille vit les célébrations chrétiennes. Les parents peuvent souhaiter une participation régulière à la paroisse, une prière occasionnelle ou une présence surtout symbolique. Vous ne pourrez pas répondre correctement à leurs attentes si elles restent implicites.
Parlez des aspects pratiques : fréquence des rencontres, moyens de communication, distance, anniversaires et périodes de vacances. Si plusieurs adultes portent le titre de parrain ou de marraine dans la famille, clarifiez les rôles sans organiser de compétition. L’enfant doit recevoir un entourage cohérent, pas des promesses contradictoires.
Enfin, vérifiez les conditions demandées par la paroisse. Le choix d’un parrain ou d’une marraine peut être encadré par les pratiques de l’Église locale, et le célébrant est la personne compétente pour répondre aux questions administratives ou sacramentelles. Cette démarche ne diminue pas la dimension personnelle de votre engagement ; elle permet de l’inscrire dans le cadre de la célébration.
Que peut dire un parrain ou une marraine à son filleul
Les paroles les plus utiles sont souvent courtes et concrètes. Vous pouvez dire à l’enfant que vous êtes heureux d’être auprès de lui, que sa parole compte et qu’il pourra vous solliciter lorsqu’il aura besoin de parler. Ces phrases prennent du sens lorsqu’elles sont confirmées par vos actes.
Pour parler de la foi, partez de ses questions plutôt que d’un programme imposé. Demandez-lui ce qu’il a compris d’une célébration, ce qui l’a touché dans une histoire biblique ou ce qui lui paraît difficile dans l’idée de croire. Accueillez ses réponses sans corriger immédiatement chaque mot.
Vous pouvez également lui transmettre une prière avec vos propres formulations, garder un temps de silence ou remercier ensemble pour une personne et un événement. La spiritualité familiale peut prendre des formes simples, pourvu qu’elle reste respectueuse de la conscience de l’enfant et du rôle de ses parents.
Au fil du temps, votre filleul ou votre filleule comprendra peut-être différemment la place que vous occupez. Il se souviendra moins de toutes vos paroles que de votre manière d’avoir été présent lorsque cela comptait. C’est dans cette constance que les dix engagements prennent leur véritable sens.
Questions fréquentes
Le parrain et la marraine doivent-ils être pratiquants ?
Les règles concrètes peuvent varier selon la paroisse et le type de célébration. Au-delà des conditions demandées localement, il est souhaitable que les personnes choisies soient disposées à soutenir le chemin chrétien de l’enfant. Une pratique régulière n’empêche pas les questions ou les doutes ; la sincérité, la disponibilité et la volonté de transmettre comptent aussi.
Que faire si le parrain ou la marraine habite loin ?
La distance demande une organisation claire, mais elle ne supprime pas le lien. Un calendrier d’appels, des courriers, des messages vocaux et quelques rencontres préparées à l’avance peuvent créer une relation stable. Il vaut mieux un contact prévisible et personnel qu’une succession de promesses non tenues. Les parents peuvent aider à maintenir ce rendez-vous dans les premières années.
Le parrain ou la marraine devient-il responsable de l’enfant si les parents décèdent ?
Le titre religieux ne désigne pas automatiquement une personne chargée de l’enfant en cas de décès des parents. Cette responsabilité relève de dispositions spécifiques et doit être organisée séparément par les parents, avec les conseils appropriés. Si cette question se pose, les futurs parrains et marraines doivent en parler clairement avec la famille sans confondre engagement spirituel et responsabilité juridique.
Peut-on changer de parrain ou de marraine après le baptême ?
La possibilité de modifier officiellement le registre ou les actes dépend du cadre religieux et de la paroisse concernée. En revanche, la famille peut décider qu’un autre adulte occupera une place d’accompagnement au quotidien. Même sans changement officiel, une relation devenue distante peut être reconstruite par une discussion honnête, ou complétée par une personne de confiance.











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